Prise en charge de la maladie parodontale à Bordeaux

Docteur Paula De Torres - Chirurgien Dentiste

Qu'est ce que la maladie parodontale ?

Consultation parodontale à Bordeaux

La maladie parodontale désigne l’ensemble des affections qui atteignent les tissus de soutien de la dent, à savoir la gencive, le ligament parodontal, le cément et l’os alvéolaire. Ces structures assurent la stabilité et la fonction de chaque dent au sein de l’arcade. Lorsque ces tissus sont altérés, l’ancrage dentaire se fragilise progressivement. À un stade avancé, la dent peut se déchausser, puis être perdue. La prise en charge de cette pathologie repose sur une démarche clinique rigoureuse, fondée sur un diagnostic précis, un traitement étiologique et un suivi régulier à long terme.

Comprendre la maladie parodontale

Parodontologie à Bordeaux

Les maladies parodontales trouvent leur origine dans l’accumulation de plaque bactérienne à la surface des dents et au niveau du sillon gingival. Lorsque cette plaque n’est pas éliminée efficacement, elle s’organise en un biofilm pathogène capable d’induire une inflammation chronique des tissus. Cette inflammation se manifeste d’abord par une gingivite, forme superficielle et réversible, puis, dans certains cas, évolue vers une parodontite, caractérisée par la destruction du ligament alvéolo-dentaire et de l’os de soutien.

La transition entre la gingivite et la parodontite dépend de plusieurs facteurs. La composition du microbiote buccal joue un rôle important, tout comme la susceptibilité génétique de chaque individu. Les habitudes d’hygiène, l’état général de santé, certaines maladies systémiques comme le diabète, le tabagisme ou le stress chronique peuvent également favoriser la progression de la maladie.

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Consultation pour une prise en charge de la maladie parodontale à Bordeaux

Dr Paula De Torres

Manifestations cliniques

Les premiers signes de la maladie sont souvent discrets, voire absents, ce qui explique que de nombreux patients ne consultent qu’à un stade avancé. Le saignement des gencives, en particulier lors du brossage, constitue fréquemment le premier symptôme.

D’autres manifestations peuvent apparaître progressivement, telles qu’une halitose persistante, une sensibilité gingivale, une impression de dents plus longues due à une rétraction des gencives ou encore une légère mobilité dentaire. Ces signes traduisent l’installation d’une inflammation chronique qui, en l’absence de traitement, conduit à la perte du support osseux. Le diagnostic précoce est donc essentiel afin d’intervenir avant que la destruction tissulaire ne devienne irréversible.

Le bilan parodontal

Toute prise en charge commence par un bilan parodontal complet. Celui-ci comprend un entretien clinique approfondi visant à recueillir les antécédents médicaux et les habitudes d’hygiène du patient. L’examen clinique permet ensuite d’évaluer l’état des gencives, la présence éventuelle de poches parodontales, la mobilité dentaire et la rétraction gingivale. La profondeur des poches est mesurée à l’aide d’une sonde parodontale millimétrée.

Ce bilan est complété par un examen radiographique, généralement constitué de clichés rétro-alvéolaires, qui permet d’apprécier la hauteur osseuse et la présence d’éventuelles lésions de perte d’attache. L’ensemble de ces données est consigné dans une carte parodontale, outil de référence qui sert de base à l’élaboration du plan de traitement et au suivi de l’évolution de la maladie. Le diagnostic est établi en se référant à la classification internationale des maladies parodontales, en précisant le stade et le grade de sévérité, ainsi que la vitesse de progression.

Objectifs thérapeutiques

Le traitement de la maladie parodontale a pour objectif principal de supprimer les agents infectieux responsables de l’inflammation, de restaurer des conditions favorables à la santé des tissus de soutien et de prévenir toute récidive. Cette approche repose sur une thérapie étiologique, centrée sur l’élimination mécanique du biofilm bactérien et sur la mise en place de mesures d’hygiène bucco-dentaire adaptées. Elle vise à stabiliser la maladie plutôt qu’à guérir définitivement les tissus déjà détruits, car la régénération complète du support osseux reste limitée.

Étapes de la prise en charge

La première étape du traitement est l’assainissement parodontal. Il s’agit d’un nettoyage en profondeur des surfaces dentaires et radiculaires, effectué sous anesthésie locale lorsque cela est nécessaire. Le détartrage et le surfaçage radiculaire permettent d’éliminer les dépôts de tartre et de plaque présents sous la gencive, responsables de la persistance de l’infection. Ce traitement mécanique s’accompagne d’un apprentissage précis des techniques d’hygiène bucco-dentaire, adaptées à chaque patient selon la morphologie de ses dents et la sensibilité de ses tissus.
Une réévaluation clinique est effectuée environ six à huit semaines après cette première phase. L’objectif est de mesurer la réponse inflammatoire, la diminution des poches et la qualité du contrôle de plaque. Si la maladie est stabilisée, la prise en charge entre dans une phase de maintenance. Si certaines poches profondes persistent, une intervention chirurgicale peut être envisagée.

La phase chirurgicale a pour but d’accéder directement aux zones infectées afin de les nettoyer sous contrôle visuel et de régulariser les tissus. Dans certains cas, des techniques de régénération peuvent être proposées. Elles consistent à utiliser des membranes, des biomatériaux ou des greffes osseuses pour tenter de restaurer les structures perdues. Le choix de la technique dépend du type de lésion, de sa profondeur et de la motivation du patient à maintenir une hygiène rigoureuse après l’intervention.

La dernière étape, dite de maintenance parodontale, est essentielle à la pérennité du traitement. Elle repose sur des séances de contrôle régulières, généralement programmées tous les trois à six mois, selon la sévérité initiale de la maladie et la stabilité des résultats. Ces rendez-vous permettent de surveiller l’état des tissus, d’effectuer un nettoyage professionnel de maintenance et de corriger les gestes d’hygiène si nécessaire. Le suivi à long terme constitue la condition indispensable à la stabilité du parodonte.

Rôle du patient dans la réussite du traitement

Le succès du traitement parodontal dépend autant de la rigueur du protocole thérapeutique que de l’implication du patient. Le praticien peut éliminer les facteurs infectieux présents au moment du traitement, mais la prévention des récidives repose sur une hygiène quotidienne efficace. Le patient doit apprendre à maîtriser des techniques précises de brossage et de nettoyage interdentaire, adaptées à sa situation clinique.

L’arrêt du tabac, la régulation de maladies systémiques comme le diabète et la gestion du stress contribuent également à améliorer la réponse tissulaire et à limiter la progression de la maladie. L’éducation du patient fait donc partie intégrante du traitement, au même titre que les actes réalisés au fauteuil.

Évolution en l’absence de prise en charge

Lorsqu’elle n’est pas traitée, la maladie parodontale évolue lentement mais de manière continue. L’inflammation chronique entraîne une destruction progressive du tissu osseux, responsable d’une mobilité dentaire croissante, d’un déplacement des dents et parfois d’une altération de la phonation ou de la mastication. À terme, la perte de plusieurs dents devient possible.

Au-delà des conséquences locales, de nombreuses études ont mis en évidence un lien entre la parodontite et certaines pathologies systémiques, notamment cardiovasculaires, métaboliques et obstétricales. Le traitement parodontal s’inscrit donc dans une démarche de santé globale, visant à préserver l’équilibre général de l’organisme autant que la stabilité bucco-dentaire.

La prise en charge de la maladie parodontale repose sur une approche méthodique, fondée sur la compréhension des mécanismes inflammatoires, le contrôle rigoureux de la plaque bactérienne et la coopération étroite entre le praticien et le patient. Elle nécessite une évaluation initiale complète, un traitement étiologique adapté et une maintenance régulière.

L’objectif est de stabiliser la maladie, de préserver les tissus de soutien et de maintenir les dents naturelles dans des conditions fonctionnelles et esthétiques satisfaisantes, sur le long terme.